« Froid et neige en décembre, du blé à revendre. »

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PETIT GUIDE TOURISTIQUE

Ville située au cœur de la Brie, célèbre par son fro­mage qui porte son nom, elle est tra­ver­sée par le Grand Morin. Son ori­gine remonte à l’époque Gallo-romaine. La ville tire son nom du latin “Columbo” qui veut dire le “pigeon”. Elle se déve­loppe au Moyen-Âge sur deux axes : construc­tions “urbaines” en centre-ville, construc­tions “reli­gieuses” à la sor­tie de la ville (Com­man­de­rie des Tem­pliers). Après la Seconde Guerre mon­diale, l’urbanisation se déve­loppe de façon impor­tante au nord de la ville.  Qui est-elle ? :)

LA CHAPELLE DES CAPUCINSLE PARC DES CAPUCINS
Parc fleuri parmi les plus beaux d’Ile de France, il abrite les ves­tiges du châ­teau de la Duchesse de Lon­gue­ville.
Le châ­teau fort joua un rôle impor­tant au cours des guerres de Cent Ans et de reli­gions. Le châ­teau fût recons­truit au XVII° par Cathe­rine de Gon­zague duchesse de Lon­gue­ville, et détruit au XVIII° par le Duc de Luynes. Seuls demeurent les pavillons des gardes et une par­tie de l’aile du châ­teau.
Dans le parc, la Cha­pelle des Capu­cins (à l’intérieur de L’Eglise Notre-Dame des Anges), construite en même temps que le châ­teau, abrite le Musée Muni­ci­pal où sont expo­sées des col­lec­tions his­to­riques, archéo­lo­giques ou des œuvre d’arts.

LA COMMANDERIE DES TEMPLIERS
Hôpi­tal fondé en 1128 par les Tem­pliers. En 1314, après la dis­so­lu­tion de l’ordre du Temple, la Com­man­de­rie devint pro­priété des moines Hos­pi­ta­liers de Saint-Jean-de-Jerusalem.

C’est l’un des centres Tem­pliers les mieux conser­vés d’Ile de France. On peut y voir une Grange aux Dimes, la Tou­relle du pigeon­nier, le logis du Com­man­deur, la Cha­pelle Sainte-Anne ainsi qu’un excep­tion­nel jar­din médié­val de 4000 m2.
En 1314, suite à la dis­so­lu­tion de l’Ordre Tem­plier, la Com­man­de­rie fut acquise par des moines de l’Hôpital Saint Jean de Jéru­sa­lem. Elle a été sau­vée de la démo­li­tion en 1970, et subit de nom­breux tra­vaux dans les années 70.

LE THEATRE
Dans le centre-ville, face à l’Hôtel de ville, le long du Grand Morin, ce théâtre, pos­sède une machi­ne­rie d’époque et une archi­tec­ture fas­ci­nante grâce à une construc­tion spé­ci­fique qui repose sur un plan rec­tan­gu­laire. Il a été conçu au XIXe siècle par les archi­tectes pari­siens Rodiba et Duval.

LA PRISON
Ce monu­ment repré­sen­ta­tif du XIXe siècle fut construit à par­tir de 1851, sur les plans de l’architecte Man­geon. Sa struc­ture s’inspire des pri­sons de Meaux et de Fon­tai­ne­bleau. La pri­son s’établit sur cinq niveaux, comp­tant trente-trois cel­lules indi­vi­duelles, dont trois cachots de puni­tion. Uti­li­sée comme lieu d’internement des résis­tants par l’occupant durant la seconde guerre mon­diale, elle ser­vit ensuite de mai­son d’arrêt jusqu’en 1958, puis de mai­son de cor­rec­tion jusqu’en 1969. Désaf­fec­tés, les bâti­ments furent ensuite uti­li­sés pour le tour­nage de plu­sieurs films et télé­films, avant que le minis­tère de la jus­tice ne décide de la vente de l’ensemble en 1978. La ville fit valoir son droit de pré­emp­tion et acquit l’ancienne pri­son pour la somme de 180 000 Francs. Située au cœur de la ville et iso­lée sur une île déli­mi­tée par le bras­set des Reli­gieuses et le Grand Morin, elle est depuis peu amé­na­gée en biblio­thèque municipale.

LA HALLE AUX FROMAGES
Son nom résulte des mar­chés qui s’y dérou­laient et qui étaient prin­ci­pa­le­ment des­ti­nés aux fro­mages de la Brie dont le Cou­lom­miers. Elle fut construite à la fin du XIX° (24 juin 1887), car le mar­ché deve­nait impor­tant.
Le mar­ché, devenu Foire aux Fro­mages, a lieu tous les ans durant le week-end des Rameaux. Il a été déplacé car devenu trop impor­tant pour la Halle.
Mal res­tau­rée dans les années 60, la halle aux fro­mages a retrouvé sa magni­fique allure d’origine depuis 1999.

LA MAISON VALENTIN DE BOULOGNE
Non loin du Palais de Jus­tice, elle a été la mai­son natale du célèbre peintre Valen­tin de Bou­logne (1591–1634).

LE GRAND MORIN entre Seine et Marne
C’est le prin­ci­pal affluent de la rive gauche de la Marne.
– long de 120 km de sa source au nord de Sézanne, à la confluence à Condé-Sainte-Libiaire.(70 km en Seine-et-Marne).
– bas­sin ver­sant de 1200 km2, dont les 2/3 en Seine-et-Marne, soit le 1/10 de la région Ile de France
– tra­verse les villes de La Ferté-Gaucher, Cou­lom­miers et Crécy-la Cha­pelle.
– carac­té­ris­tiques : crues fré­quentes et subites : depuis 1950, en moyenne 2 débor­de­ments par an, l’eau peut mon­ter de 2 mètres en 24 h !
– débit : 2 m3 en étiage à 60 m3 en période de crues.
– alti­tude : à la source 205 m, à Cou­lom­miers 72 m, à Pom­meuse 61m, à Esbly 40m.
La val­lée du Grand Morin et son bas­sin ins­crivent leur tracé vert et bleu dans la région Ile de France entre la Marne et la Seine.
Le Grand Morin est source d’inspiration pour les pro­me­neurs, lieu de vie pour plus de 50 000 habi­tants dans ses 50 km en aval, lieu de détente pour tous, cita­dins et villageois.

LA CHAPELLE NOTRE DAME DES VIGNES
Cette cha­pelle gothique fut construite en 1867 par le sieur Gou­ve­not de Mous­seaux féru de sciences occultes. L’anecdote serait la sui­vante : après avoir mené une lutte ter­rible contre le diable alors qu’il se pro­me­nait dans les vignes voi­sines, il arra­cha pour se défendre un cep et fit voeu d’ériger sur les lieux, s’il se sor­tait vivant de ce com­bat, un ora­toire dédié à la Vierge. Chose qu’il fit. La Vierge qui se trouve au des­sus de l’autel pro­vient de l’ancienne église Saint-Denis. A l’époque une pro­ces­sion avait lieu le 2 juillet (visi­ta­tion) et le 8 décembre (imma­cu­lée concep­tion). Les pèle­rins par­taient de l’église Saint-Denis et ter­mi­naient leur pro­ces­sion à cet ora­toire qui s’appelait, à cette époque, Notre Dame des Dimanches. En 1985, deve­nue pro­priété de la ville et après réfec­tion de la toi­ture Notre Dame des Vignes est chaque 22 jan­vier le lieu tra­di­tion­nel de la fête de la Saint Vincent.

LA BRIE
Connue pour être le gre­nier à blé de l’Ile-de-France, la Brie est aussi un pro­duc­teur de haut rang pour la bet­te­rave à sucre. Elle est recon­nue pour ses pro­duc­tions lai­tières (fro­mage de Brie  « le roi des fro­mages, fro­mage des rois ») et ses ver­gers dans la val­lée de la Goêle.

La Seine-et-Marne

Dépar­te­ment ori­gi­nal dans la mosaïque des dépar­te­ments d’Ile-de-France :
–par sa super­fi­cie : plus grand dépar­te­ment de la région, la moi­tié de l’Ile-de-France
–par sa forte crois­sance écono­mique et démo­gra­phique
–aussi pre­mier dépar­te­ment rural de la région
–impor­tant dépar­te­ment agro-industriel (verre, céra­mique, plâtre, argile, pétrole, sable …)
–dépar­te­ment au riche passé his­to­rique et cultu­rel qui le situe deuxième dépar­te­ment tou­ris­tique après la Côte d’Azur.

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